Ligne de soutien pour femmes
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L’argent ne fait pas le bonheur dit-on… mais il apporte certainement la sécurité. Surtout aux femmes.

img_tote_home_FinEmpNotre vie est traversée d’évènements, certains heureux, d’autres plus durs voir dramatiques et chacun d’eux ont des conséquences sur nos finances. Études, grossesse, achat d’un appartement, mariage, lancement d’une entreprise mais aussi divorce, chômage, maladie, décès ou même violence. Et à l’horizon pour les salariées d’entre nous, la retraite. Face à ces réalités inéluctables, beaucoup d’entre nous feront l’autruche, ou navigueront à vue, de chèque de paie en chèque de paie.

Tant et si bien qu’une étude intitulée L’enquête canadienne sur les capacités financières menée par Statistique Canada est cité dans un rapport nommé Les canadiens et leur argent. Il est révélé que les canadiens sont très mal préparés, informés et organisés financièrement pour faire face aux imprévus financiers tant au niveau économique qu’au niveau personnel avec potentiellement des conséquences difficiles en cas de chômage ou d’augmentation des taux d’intérêts. D’ailleurs, cette étude démontre la montée constante du taux d’endettement des ménages canadiens ces 20 dernières années par rapport à leur revenu disponible et qui aurait atteint un taux alarmant de 148% en 2010 (GROUPE DE TRAVAIL SUR LA LITTÉRACIE FINANCIÈRE, 2010, p.14)

Une étude menée par la Fondation Canadienne des Femmes (2013a) démontre également pourquoi les femmes victimes de violence seraient pratiquement forcées de rester dans une relation abusive à cause de la dépendance économique. Plus de 1,22 million de femmes canadiennes vivent dans la pauvreté avec leurs enfants et celles qui réussissent à quitter leur partenaire pour élever leurs enfants seules « sont plus de cinq fois plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que si elles restent dans cette relation. » (Ibid.) Les femmes immigrantes seraient d’autant plus vulnérables à la violence conjugale, non seulement en raison de leur dépendance économique, mais à cause des barrières linguistiques et de l’inaccessibilité des ressources (Ibid.).

Enfin, dans une autre étude menée par La Fondation Canadienne des Femmes (2013b), un sondage omnibus a dévoilé des facteurs influents sur la décision des femmes de rester dans une relation abusive. Notamment, trois quarts des canadiens ont identifié le fait d’avoir des enfant (75%), la dépendance économique (74%) et l’absence de refuges sécuritaires comme facteurs influents (Ibid.).

Bref, « la pauvreté peut compromettre la sécurité des femmes » (Fondation Canadienne des Femmes, sans date), ce qui fait en sorte que plusieurs d’entre elles, même si elles tentent de quitter leurs abuseurs, retourneront au domicile conjugal à cause du manque d’autonomie financière et au risque de tomber, elles et leurs enfants, dans la pauvreté.

Que dire de nous, les francophones de l’Ontario ? Pour beaucoup d’immigrantes, nous découvrons, en même temps une nouvelle société, un nouveau rapport à l’argent basé sur le crédit et la responsabilité personnelle pour la préparation de la retraite par exemple. Toutes ou presque, franco-ontariennes et immigrantes, luttons pour des services en français dans les banques ou pour équilibrer nos dépenses et notre revenu à chaque deux semaines.

Face à ce constat, et grâce au financement de Condition Féminine Canada, « Collaborer pour améliorer la préparation financière des femmes », 7 organismes de services francophones des domaines de l’éducation, de l’établissement, de la lutte contre la violence faite aux femmes et deux professionnels engagés dans le bien-être financier de la communauté francophone, se sont réunis pour un grand projet de recherche et d’actions.

Première étape : un sondage ! Pour mieux comprendre la situation de chacune et l’environnement dans lequel nous évoluons. Grace à vos témoignages, les organismes partenaires – aux cotés des femmes francophones participant aux groupes de réflexion – dégageront des solutions gagnantes, des ressources et outils à même de vous soutenir dans la gestion de votre argent et la planification de votre avenir. Pour une communauté de femmes francophones prospères et en sécurité.

Ce sondage vous prendra environ 15 minutes à remplir et est très important pour l’étude qui s’en suivra et le développement de ressources d’éducation et de soutien pour tous. La mobilisation de la communauté permettra aux organismes de mieux se faire entendre.

Le sondage est ouvert à toute femme francophone de 16 ans et plus, vivant dans la grande région de Toronto. Veuillez cliquer sur le lien qui s’applique à vous: femme de 16 à 25 ans ou femme de 26 ans et plus, afin de remplir le sondage.

 

Sondage ouvert jusqu’à la fin janvier 2016

 

Merci de votre contribution et de faire passer le message !

Fayza Abdallaoui
Agente à la préparation à l’emploi et à l’entreprenariat
Courriel / Email: fayzaa@oasisfemmes.org
Tél.: 416 591 6565, poste 228 / ext. 228

www.oasisfemmes.org

Ligne de soutien: www.femaide.ca

 

Bibliographie

FONDATION CANADIENNE DES FEMMES (Septembre 2013a). « FICHE D’INFORMATION Aider les femmes à sortir de la pauvreté ». Tiré de

http://www.canadianwomen.org/sites/canadianwomen.org/files/FACT%20SHEET%20-%20End%20Poverty%20-%20Sept%2026%202011%20FR.pdf (page consultée le 14 décembre 2015)

 

FONDATION CANADIENNE DES FEMMES (Avril 2013b). « Les canadiens croient que le fait de ne pas avoir d’endroit sûr où se réfugier est un facteur expliquant pourquoi les femmes restent dans des relations marquées par la violence ». Tiré de http://www.canadianwomen.org/fr/pourquoilesfemmesrestent(page consultée le 4 décembre 2015)

FONDATION CANADIENNE DES FEMMES (Mars 2013c). «Les faits : Aider les femmes à échapper la violence ». Tiré de http://www.canadianwomen.org/fr/Les-faits-a-propos-de-la-violence-faite-aux-femmes (page consultée le 4 décembre 2015)

FONDATION CANADIENNE DES FEMMES (Sans date). « Venir en aide aux femmes et aux filles ne coûte pas cher. » Tiré de http://www.canadianwomen.org/fr/ne-coute-pas-cher (page consultée le 4 décembre 2015)

GROUPE DE TRAVAIL SUR LA LITTÉRACIE FINANCIÈRE (Décembre 2010). « Les canadiens et leur argent : Pour bâtir un avenir financier plus prometteur ». Rapport de recommandations sur la littératie financière. (N° de cat.: F2-198/2011D-PDF)

http://www.litteratiefinanciereaucanada.com/canadians-and-their-money_fr.html

 

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